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Témoignages d’anciens étudiants

"A l’issue d’une CPGE parcours PCSI/PC, je ne me voyais pas intégrer une école d’ingénieur : j’étais attiré par la recherche. A ce point-là cependant, j’étais certainement plus intrigué qu’intéressé par la physique, me limitant à la lecture ponctuelle de La Recherche ou Pour la Science. N’ayant pas le niveau pour prétendre à une ENS, j’ai opté pour le Magistère de Physique d’Orsay, sur les conseils d’un enseignant.

Comparé à d’autres campus que j’ai pu visiter, celui d’Orsay n’est pas le plus glamour : de vieux bâtiments dans lesquels il peut faire (très) froid, un rétroprojecteur cassé que l’on doit caler avec les deux tomes du Cohen-Tannoudji, etc. Mais voilà : ce campus est d’une richesse scientifique remarquable ! Lorsque l’on découvre en L3 (Magistère 1) les grands thèmes de la recherche moderne, comme l’information quantique, la cosmologie ou les nanosciences, il est difficile de savoir ce que l’on veut. Il est alors très aisé de se faire une idée en visitant les laboratoires, en y faisant des stages ou encore tout simplement en discutant avec les enseignants. Le magistère permet tout cela ! Par exemple, j’ai trouvé mon stage de L3 au Laboratoire de Chimie-Physique sur des problèmes de théorie et simulation en information quantique en feuilletant LE classeur proposé au secrétariat du Magistère. Dans ce classeur, des chercheurs viennent chaque année proposer des stages adaptés aux étudiants de L3 et de M1.

Et puis, au final, le campus n’est pas si mal : une forêt dans laquelle se baladent des chevreuils et des écureuils, des associations culturelles et sportives pour tous les goûts, ou encore l’association Photon, pour le plus grand plaisir des magistériens ! La vie y est agréable comme celle d’un piéton, et la proximité de Paris permet de varier les plaisirs.

Le Magistère permet aussi de voyager. La transition entre Licence et Master étant rendue continue par cette formation, le départ pendant l’année entière de M1 (Magistère 2) est plutôt facile. Pour ma part, ce fût Londres, à University College London ! Je n’ai pas ici la place de décrire cette année fantastique, tant sur le plan humain qu’académique.

En 3e année du Magistère, il n’est plus vraiment question du magistère, la promotion étant répartie dans les différents Master 2 proposés à l’Université Paris-Saclay (ou ailleurs !). Cette année passe de toute façon excessivement vite, du fait de la densité des cours et de la durée importante du stage. Mon choix s’est porté vers le M2 Nanosciences, suivi d’un stage de 5 mois à l’Université de Calgary au Canada. Ces trois années m’auront permis de me forger une idée de ce qu’est la recherche – en France ou à l’étranger – et de ses différents aspects. En commençant une thèse au C2N (Centre de Nanosciences et de Nanotechnologies), sur l’étude de nano-résonateurs opto-mécaniques, j’ai pour l’instant comme objectif d’obtenir un poste de maître de conférence à l’issue de post-docs. Je continue de fréquenter mes amis du Magistère, dont certains sont enseignants (Capes ou Agreg), doctorants (dans divers domaines) et, pour certains, mes colocs !"

"Après deux ans de prépa MPSI-MP, j’ai décidé de rejoindre le Magistère pour ces nombreuses passerelles avec les écoles d’ingénieurs, plutôt que d’effectuer une 5/2. J’y ai découvert le fabuleux monde de la physique fondamentale. La mécanique quantique, la cosmologie et la physique statistique m’ont convaincu de poursuivre dans cette voie et d’abandonner le parcours ingénieur. Mes bonnes notes m’ont permis d’effectuer un an en Erasmus à Imperial College London, expérience très enrichissante, tant sur le plan scolaire que culturel. Mon M2 s’est déroulé à SupOptique et s’appelle Laser Optics Matter. L’enseignement y est très bon.
Je suis actuellement en stage à Genève, en microscopie non-linéaire et j’effectuerai ma thèse dans ce même laboratoire, au début de l’année prochaine.

J’ai beaucoup hésité entre Phelma et le Magistère de Physique d’Orsay, en me demandant si une école d’ingénieurs ne permettrait pas « d’assurer mes arrières ». Concernant les débouchés, je ne pense pas qu’il y ait de différences flagrantes, vous aurez simplement un plus large panel de choix en dernière année de Magistère, qui permettra de vous spécialiser. A noter qu’il y a beaucoup de M2 recherche qui permettent d’intégrer de très bonnes entreprises (après une thèse par exemple). Bien entendu, si vous voulez faire de la Physique théorique ou des particules, il sera beaucoup plus difficile de trouver un emploi dans le privé, que si vous faites des nanosciences par exemple, mais cela reste votre choix. Je pense qu’il faut tout de même garder à l’esprit que le monde de la recherche académique propose très peu de postes fixes, mais que la distinction ingénieur/magistérien est très ténue, surtout à l’étranger où ils ne jurent que par Master ou PhD.

Voilà ! Je ne regrette absolument pas mon choix. L’université Paris-Saclay est reconnue mondialement et vous aurez une bien meilleure formation que dans la plupart des écoles d’ingénieurs, selon moi. Concernant l’ambiance, c’est vrai que l’esprit est un peu moins aux beuveries et danses du Limousin, mais vous aurez un WEI, un BDE et le campus, immense, propose une multitude d’activités culturelles et sportives qu’il faut davantage chercher soit-même que dans le monde des assos post-prépa."

"Passionné par la physique depuis toujours, je suis entré au magistère de physique en 2001, après deux ans de DEUG sciences de la matière à Nantes. A l’époque, je ne sais pas du tout quelle stratégie d’étude adopter, la seule chose que je sais alors, c’est que je veux continuer à faire de la physique ! A Nantes, c’est un camarade fort bien renseigné, Florian M., qui me parle du Magistère. Je le suis dans l’aventure ! Je dois donc remercier Florian et le magistère car ce fut un fort bon choix et une belle aventure.

Au magistère, j’ai eu l’occasion de satisfaire ma soif de physicien en herbe avec des cours allant de la théorie à des aspects plus pratiques et appliqués. Je découvre que ces derniers m’intéressent particulièrement. Le large choix d’options est très appréciable. L’ambiance est bonne, le niveau est exigeant, j’ai particulièrement apprécié l’absence de compétition exacerbée entre les étudiants, qui était surement un des seuls critères qui guidait alors mon orientation et mes relations. Il est facile de s’entraider. Je garde aujourd’hui de nombreux contacts de ces années. J’ai pu effectuer deux stages très différents, un sur le champ magnétique de Ganymède à l’université de Nantes, et un autre au Centre Laser Franco Allemand d’Arcueil sur des tests lasers (numériques et experimentaux) d’adhésion des revêtements sur métaux. Arrivé en fin de maîtrise (M1) je dois choisir un D.E.A. (M2). Toujours pas décidé, je me présente à plusieurs DEA sur dossiers. Lors des différents processus de sélection, je sens que l’étiquette magistère m’est très favorable. Au final, encore sur un coup de tête, je m’oriente vers la geophysique à l’ENS rue d’ulm, probablement car elle me rappelle la planétologie de mes débuts.

Aujourd’hui et depuis 2010, je suis Maître de conférence au département des geosciences de l’ENS (www.geosciences.ens.fr). Je m’intéresse aux structures (failles) et processus (circulations de fluides) qui façonnent les premieres dizaines de km sous nos pieds et surtout sous les fonds marins. Pour imager ces failles sous marines parfois responsables de séismes catastrophiques, il faut mettre en oeuvre des moyens lourds d’acquisition sismique (participation à des campagnes à la mer) et développer et appliquer de nouvelles méthodes d’imagerie comme la tomographie de forme d’ondes (acoustiques et/ou élastiques). Aujourd’hui j’ai donc un métier passion et c’est pour une bonne partie grâce au magistère. Le magistère offre une grande liberté, c’est une porte ouverte sur tout ce qui touche de près ou de loin à la physique, c’est à dire sur presque toute la société et les champs d’activité humaine, car la physique est partout. On oublie trop souvent que c’est la science de la nature, sous toutes ses formes !"